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L’INTERNATIONALITÉ À L’INSTITUT DE PHILOSOPHIE SAINT-JOSEPH-MUKASA

L’Institut de Philoso- phie-Saint-Joseph- Mukasa  a  regroupé en son sein, pour le compte de l’année    académique    2017-2018, 218 étudiants (internes et externes) de diverses congrégations  venus  d’une  vingtaine  de  pays  d’Afrique  et d’Asie. Tous à la quête de connaissances philosophiques solides.

En effet, l’internationalité est pour notre Institut un acquis. Cela peut se remarquer à plusieurs niveaux de notre formation académique. Si nous prenons l’exemple des cours tels que la pensée africaine, la vision africaine du monde, la philosophie africaine, en plus des cours magistraux, nous constatons pas des connaissances

livresques des philosophes et ethnologues tels que John Mbiti, Laburth Tolra, Tempels et autres. Nos camarades de différentes origines nous parlent de manière accessible de leurs modes de vie, complétant par-là les connaissances re- çues des livres et des cours magistraux de nos enseignants.

En liturgie, l’internationalité rend encore plus belles nos cé- lébrations. C’est aussi un lieu d’inculturation tel que voulu par le saint concile Vatican II. On peut donc écouter notre chorale exécuter des chants dans différentes langues : Pater noster, Nkembo, Yahwé, Zamba, Zapa, A Tara, Tedungal… Nous louons Dieu au rythme de nos origines. Tous fiers de prier dans la langue de l’autre. Ce brassage de langues et  de cultures ne s’arrête pas en liturgie. Il  s’étend à nos journées des étu- diants, pendant lesquelles, les étudiants se détendent au rythme des cultures respectives. Ainsi, un Rwandais danse par exemple l’Esani  du Centre-Cameroun, pendant qu’un Srilankais exécute la danse Djoundjou du Nord- Ouest Cameroun.

Pour les étudiants curieux, c’est aussi l’occasion  de  connaitre  le  B-A BA des  langues comme l’anglais, l’espagnol, le kinyarwan- dais, et même le lingala ou l’éwondo qui est la langue locale. L’internationalité nous per- met d’avoir des connaissances sur le climat, le relief, les habitudes alimentaires des autres, les croyances religieuses. Nous ne pouvons pas lister ici tous les bien- faits de l’internationalité dans notre institut.

Nous retenons tout de même que l’internationalité est un appui pratique à nos études de philosophie. Car la philosophie vise aussi la connaissance et  l’acceptation de  l’étranger. Cet étranger, nous le retrouvons dans nos salles de classe, dans notre cour de récréation.

 

Fr. SC. KENFACK-MEIZANG Maximilien, omi, philo II

 

Post Author: mukasa

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